Somalie: le pays à un «tournant critique», près de six millions de personnes menacées par l’insécurité alimentaire
En Somalie, après le Programme alimentaire mondial (PAM), c’est l’ONG Mercy Corps qui s’inquiète de la situation de famine qui pourrait toucher près de 7 millions de personnes. Le pays compte 15 millions d’habitants. L’accumulation de facteurs, le manque de pluie, la guerre en Iran, la diminution des aides internationales affectent directement le pays qui est « à un tournant critique », selon l’organisation d’aide américaine en Somalie.
Sénégal: à Dakar, les partisans du Pastef mobilisés en soutien à Ousmane Sonko
Au Sénégal, des centaines de partisans du Pastef, le parti au pouvoir, ont marché dimanche 17 mai 2026 dans le centre de Dakar pour soutenir la candidature du Premier ministre Ousmane Sonko à la présidentielle de 2029. Une démonstration de force une semaine après le meeting de la coalition « Diomaye Président », la coalition qui devient une force alternative au Pastef en soutenant le chef de l’État pour les prochains rendez-vous électoraux.
Quand la théorie explique la polifika
Parmi toutes les théories de science politique, celle du selectorate et de la winning coalition éclaire de façon intéressante la façon dont la politique se pratique à Madagascar. chickenroadslot.lat
Pour simplifier, le selectorate désigne le groupe dont le soutien est nécessaire pour conquérir et se maintenir au pouvoir, tandis que la winning coalition en est une partie. L'envergure et le profil de ces groupes varient en fonction du régime : dans une démocratie, le selectorate est le corps électoral et la winning coalition est la majorité des votants. Dans une autocratie, le selectorate serait composé par exemple des membres du parti au pouvoir, et la winning coalition serait l'organe dirigeant, comme par exemple le comité central ou le bureau politique. [1]
Lorsqu'un pouvoir est acquis par un coup d'État et non par une élection, la winning coalition va se réduire encore plus à un nombre limité d'individus influents, utiles pour garder le pouvoir sans nécessairement tenir compte du Droit, de la Morale, et encore moins du corps électoral. Par exemple, quelques officiers de l'Armée pour offrir l'argument de la force, faute de la force des arguments ; quelques politiciens pour le contrôle des institutions et des collectivités ; quelques magistrats pour aider à donner une caution juridique à un processus anticonstitutionnel, et monter des dossiers pour décapiter l'opposition ; quelques journalistes ou influenceurs de réseaux sociaux pour assurer la propagande ; et surtout quelques sponsors pour financer les opérations, y compris celles de basse besogne.
Quand on repense au parcours d'Andry Rajoelina, de 2009 à 2025, on se souvient du rôle joué par des personnes telles que Lalatiana Rakotondrazafy, Rinah Rakotomanga, Charles Andrianasoavina, René Lylson, Norbert Lala Ratsirahonana, Naivo Raholdina, Christine Razanamahasoa, Hery Rasoamaromaka, Rossy, Angelo Ravelonarivo, Fidèle Razara-Pierre, Dadan'i Jemima ou encore Mamy Ravatomanga. Voilà une illustration concrète de la composition d'une winning coalition. Dans les fonctions officielles ou les rôles officieux qui ont été les leurs à un moment ou à un autre, tous ces gens ont trouvé leurs remplaçants dans l'équipe actuelle au pouvoir, ou se sont remplacés eux-mêmes en retournant leurs vestes afin de se présenter comme les porteurs de renouveau. Dans ce cas, comment croire que par miracle, ceux qui nous ont trompé pendant des années seraient tout à coup devenus crédibles ?
Deux questions intéressantes découlent de ce qui précède. Dans un contexte autocratique, quelles sont les motivations de la winning coalition et quelles sont ses pratiques ?
Motivations et pratiques
Pour répondre à ces questions, il est intéressant de dresser la typologie de ceux qui s'impliquent en politique à Madagascar. Bien entendu, tous et toutes vont affirmer œuvrer pour le bien commun et l'amour de la patrie. Toutefois, il y a des motivations moins glorieuses qui vont apparaître à des degrés divers quand on étudie un peu les personnages. L'ego pour les imbus d'eux-mêmes qui veulent se sentir importants et s'imaginent faiseurs de roi. La vénalité pour ceux qui voient l'activité politique comme une porte d'accès vers les avantages, prébendes et marchés publics. Le goût du pouvoir pour les mégalomanes. L'outrecuidance de ceux qui s'imaginent être meilleurs que les autres. L'esprit de vengeance pour ceux qui ont été vexés par le pouvoir précédent. Etc. Finalement, une clique de gens qui s'imaginent capables mais aux motivations plutôt minables.
Dans le milieu politique en général, et dans un contexte autocratique en particulier, ce n'est pas la vérité qui est sacrée, mais la réalité que l'on crée. Les membres de la winning coalition vont s'évertuer à créer une réalité factice afin de présenter une image-vitrine de patriotisme et de compétence pour animer la flamme des partisans. Il s'agit d'enjoliver les réalités économiques, de prétendre travailler d'arrache-pied pour le bien-être de la population, de grossir la loupe des réalisations, aussi insignifiantes soient-elles, et d'affirmer agir conformément aux valeurs démocratiques et aux principes de l'État de droit. Les expériences de 1972, 1991, 2002 et 2009 nous ont appris la valeur des engagements politiques. Celle de 2025 est bien partie pour suivre les pas de ses aînées.
Les mécanismes de défense face aux critiques sont également les mêmes : l'autisme politique et les contre-attaques peu scrupuleuses. Par exemple, faire fleurir les accusations d'atteinte à la sûreté de l'État, arrêter des citoyens en montant des dossiers dans une totale impunité, accuser les critiques d'être manipulés. Le tout appuyé par des régiments de trolls et de comptes fake payés pour soutenir le dénigrement des opposants et les louanges du pouvoir, de l'emprisonnement de Rolly Mercia aux arrestations pour pouce renversé et port de t-shirt, sans oublier l'accusation contre les Facebookers de ne représenter que « 6% d'imbéciles ». Bref, tout ce que Rajoelina a érigé en mode de gouvernance et que les manifestations de la Gen-Z ont dénoncé en 2025.
Ces actions à l'éthique discutable nécessitent de s'asseoir sur la morale et le Droit. En effet, le but n'est pas l'honnêteté mais le pouvoir, et pour l'acquérir, beaucoup considèrent qu'on peut se permettre de tordre le cou aux valeurs. « Politika no atao » aiment à rappeler les politiciens malfaisants, pour insinuer qu'en politique, tout est permis. Dans ce milieu, la loyauté est donc une denrée périssable. On se rappelle de plusieurs enregistrements réalisés ces dernières années par des « amis » dans certaines affaires à l'insu de Imbiky Herilaza ou de Lanto Rakotomanga, et bien avant eux, de Patrick Leloup, ce qui montre, si besoin était, qu'il faut se méfier de tout le monde, y compris de son entourage. Il suffit d'observer le troupeau « d'anciens fidèles » qui s'est empressé de trahir Rajoelina en 2025 ou Ravalomanana en 2009. Toutefois, on note qu'il ne s'agit pas d'une spécificité malgache : il suffit de se souvenir comment Sarkozy et Balladur ont trahi Chirac, entre autres exemples possibles. La citation attribuée à Voltaire garde son sens au-delà des siècles et des frontières : « Mon dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge ! ».
La winning coalition forme donc un clan regroupé autour d'intérêts communs, qui restent communs jusqu'à ce les ambitions et trahisons ne séparent les parcours. En attendant, le clan se soutient, se protège, se défend, et utilise toutes les ficelles pour se maintenir au pouvoir, sans limites et sans scrupules. Cela va des fraudes électorales aux emprisonnements arbitraires, en passant par la corruption des rouages institutionnels et administratifs, sans oublier les mensonges d'État. Le souvenir des déclarations des partisans du coup d'État de 2009 et des propagandistes de 2018 et 2023 nous rappelle comment ils avaient essayé de nous faire croire que Rajoelina était un Messie politique, tout comme en 2002 on nous avait fait croire que Ravalomanana était le sauveur de la Nation. Souvenirs utiles du passé pour servir d'avertissement pour le présent et le passé.
Pervers narcissiques et solelakistes
Dans toutes ces manœuvres, l'information est une ressource-clé : il faut donc la rechercher, la collecter par n'importe quel moyen, et laisser traîner ses oreilles pour emmagasiner l'information qui peut un jour s'avérer utile pour agir, ou pour nuire. On aime faire savoir (ou faire croire) qu'on est bien informé, bien connecté, et qu'on fréquente des décideurs. Ça permet de faire croire qu'on est important. Ou de se croire l'être.
Dans le pire des cas, il ne faut pas hésiter à inventer l'information. La rumeur et la calomnie font partie de la panoplie d'outils des pervers narcissiques qui nagent comme des poissons dans l'eau trouble de la politique. Elles permettent d'essayer de déstabiliser les amis en prétendant détenir une information sensible les concernant, d'écarter les rivaux, de nuire aux adversaires, et surtout de faire le vide autour du leader pour faire partie du premier cercle, celui qui réunit ceux qui apparaissent comme les plus loyaux, les plus engagés, les plus indispensables. Quand on fait de la politique, il ne faut pas craindre de marcher sur les cadavres. Il faut même plutôt aimer cela, car cela donne le sentiment d'être le héros survivant face aux faibles qui n'ont pas tenu la distance.
C'est pour cela que le solelakisme, comportement de servilité et d'obséquiosité envers le leader, nécessite du talent et du courage. Du talent, car au milieu de la compétition farouche entre courtisans, seuls les plus habiles garderont une place au soleil. Du courage, car dans le milieu politique, la bravoure se mesure à la capacité de se cacher les yeux et se boucher le nez devant les dérives de son propre clan, tout en contribuant à les cacher aux citoyens.
Ces réflexions sommaires éclairent le présent et le futur proche. Elles permettent de comprendre les vagues d'arrestations sous prétexte de la litanie (tsianjery maimbo) de l'atteinte à la sûreté de l'État, avec des productions de dossiers d'accusation dont chacun se fera une idée, en fonction de l'estime qu'il portera au ministère de la Justice du moment et au monde judiciaire. Elles offrent une grille de lecture pour les nominations qui laissent transparaître, non pas la compétence et l'expérience, mais la volonté de créer un réseau d'hommes et de femmes capables de contribuer à la propagande, le jour venu. Elles permettent de comprendre les mentalités dominantes au sein de la classe politique, si classe il y a. Mais elles permettent également d'anticiper la foire que ça risque d'être à l'approche de la présidentielle prévue en 2027, lorsque les ambitions de certains vont devoir se réajuster face à la probable candidature du colonel Randrianirina, avec le probable soutien de la winning coalition en place et de la Russie. En se rappelant ce que disait l'ancien président congolais Pascal Lissouba (« en Afrique, on n'organise pas les élections pour les perdre »), faut-il s'attendre à une probable victoire ?
URC quarter-final: Stormers v Cardiff kick off time
With the Champions Cup and Challenge Cup finals taking this weekend, the teams will have an extra week to sharpen up before the URC quarter-finals, which will see the Stormers kick off against Cardiff next Saturday.
The Stormers, who finished the league stages in third place, are set to host Cardiff in the second outing between the teams in a row after they went down 22-16 against the Welshmen away on Friday.
“We’re going to have to regroup quickly,” Stormers coach John Dobson said. “We know what’s in this group and we’ll regroup quickly.
“We’re a very bruised team who were beaten by the better team on the night and we’ll have to do much better than this in the quarter-final.”
“We give Cardiff all the credit they deserve – they were desperate – and I’m sorry that their desperation meant more to them than our chance to host a series of playoffs in Cape Town.
“I thought their attack and defence was very good. They put us under pressure defensively, got yards on us, very clever attack, and they were just really desperate.”
The Stormers and Cardiff encounter will kick off at 15:30 next Saturday
Don’t forget that that URC quarter-finals will only take place next weekend due to the EPCR finals this weekend.
As it is, several players are set to attend the Springbok alignment camp this week.
All quarter-finals:
Friday, 29 May
QF1: Glasgow Warriors v Connacht
Venue: Scotstoun Stadium, Glasgow
SA time: 20:45
Saturday, 30 May
QF4: Bulls v Munster
Venue: Loftus Versfeld, Pretoria
KO: 13:00
QF3: Stormers v Cardiff
Venue: DHL Stadium, Cape Town
SA time 15:30
QF2: Leinster v Lions
Venue: Aviva Stadium, Dublin
SA time 21:00
Barker delighted with Simba’s dominant display in CRDB Federation Cup quarterfinal
Head coach Steve Barker has praised Simba SC for producing a dominant and disciplined performance following their emphatic 4-0 victory over TRA United in the quarter-finals of the CRDB Bank Federation Cup.
The win at the KMC Complex secured Simba a place in the semi-finals, where they are set to face Coastal Union FC.
Speaking after the match, Barker expressed satisfaction with both the result and the style of football displayed by his players throughout the encounter. The South African tactician described the performance as one of Simba’s most complete displays in recent matches.
“It was a nice and dominant performance,” said Barker. “I thought we started the game very well by controlling the tempo of the match. It was important for us to get an early goal because it gave the team confidence and control.”
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Simba took the lead in just the sixth minute through influential midfielder Clatous Chama after a quick attacking move exposed the TRA United defence. The early breakthrough allowed Simba to dictate the pace of the match and continue applying pressure on their opponents.
Barker explained that his side managed to execute their playing philosophy effectively by maintaining possession, moving the ball patiently and pressing aggressively whenever they lost control.
“We demonstrated our identity and the way we want to play,” he added. “We kept the ball well, maintained pressure on the opposition and when we lost possession, we worked hard to win it back quickly.”
The Simba coach highlighted ball control and movement as the key factors behind the victory, noting that his players successfully created spaces by drawing TRA United forward before attacking behind their defensive lines.
“The key today was control of the game and control of the ball,” Barker explained. “We played through the lines very well and created spaces behind their press. Once we managed that, we were able to attack the depth of the field and create dangerous situations.”
Simba extended their advantage before halftime through forward Anicet Oura before adding two more goals in the second half to complete the commanding 4-0 victory.
With the result, they now turn their attention to upcoming league fixtures before preparing for the Federation Cup semi-final showdown against Coastal Union. Barker admitted the team must remain focused and avoid complacency as the season approaches a crucial stage.
“We look forward to the semi-final because it is always special to reach this stage of the competition,” he said. “But first we have important league matches to focus on before the FIFA break. The most important thing now is to maintain momentum, keep improving and continue working hard every day.”
