Niger: les questions demeurent après l'interpellation de l'ancien ministre de la Défense Kalla Moutari
Au Niger, Kalla Moutari est à la gendarmerie, dans la capitale Niamey. Une semaine après l'interpellation de l'ancien ministre de la Défense de 62 ans entre 2016 et 2019 dans la région de Maradi, aucune communication officielle n'a pour l'instant été faite sur son cas. Des questions demeurent quant aux raisons ayant conduit à son interpellation, survenue dans un contexte de tensions suite à la violente mutinerie de Niamey.
Ligue 2 : Nantes respire enfin après son succès contre Nancy
Le FC Nantes tient enfin son premier succès de la saison. Longtemps en difficulté depuis le début du championnat, les Canaris ont attendu la 5e journée de Ligue 2 pour débloquer leur compteur de victoires, en venant à bout de Nancy (1-0), lundi soir à la Beaujoire. Une victoire courte, mais particulièrement précieuse pour une équipe qui occupait la dernière place avant le coup d’envoi. saltysenoritaaz.com
La rencontre a pourtant mis du temps à s’animer. Nantes a eu la maîtrise du ballon, mais s’est montré trop imprécis dans les derniers mètres pour réellement inquiéter la défense lorraine. La situation a finalement évolué à la 32e minute lorsque Elydjah Mendy a été expulsé après avoir retenu Thomas Robinet, parti dans le dos de la défense. Les Nantais ont alors terminé la première période en supériorité numérique, sans toutefois parvenir à concrétiser leur avantage.
Robinet délivre les Canaris
Il n’aura finalement fallu que quelques secondes après la reprise pour voir Nantes trouver l’ouverture. Lancé dans la profondeur, Ryad Hachem a parfaitement servi Thomas Robinet, qui a conclu l’action pour inscrire l’unique but de la soirée. Arrivé récemment en provenance de Dunkerque, l’attaquant a ainsi offert à son nouveau club une victoire qui lui permet de souffler après un début de saison particulièrement compliqué.
Avec un but d’avance et un joueur de plus, les hommes de Grégory Poirier ont ensuite cherché à gérer leur avantage. Robinet aurait même pu s’offrir un doublé quelques minutes plus tard, mais le score n’a plus évolué.
Nantes sort enfin de la zone rouge
Ce succès constitue surtout une bouffée d’air frais pour le FC Nantes. Après trois défaites et un nul lors de ses quatre premières journées, le club nantais ne comptait qu’un seul point avant cette rencontre. Grâce à cette victoire, les Canaris abandonnent la dernière place et remontent provisoirement à la 15e position.
Tout n’a évidemment pas été parfait dans le contenu, mais l’essentiel est là : Nantes a enfin lancé sa saison. Reste désormais à confirmer ce résultat lors des prochaines journées pour éviter que ce succès ne reste qu’un simple sursaut.
The post Ligue 2 : Nantes respire enfin après son succès contre Nancy appeared first on AfricaFootUnited.
Kiwi scribe: All Blacks can’t play with ‘big boys’
The Springboks have exposed exactly where New Zealand’s high-risk style breaks down against the most formidable packs on the planet.
Writing for the New Zealand Herald, Paul Lewis says Dave Rennie must find a way to toughen the All Blacks’ game model without abandoning their attacking identity.
Lewis adds the third Test of the Rugby’s Greatest Rivalry series showed the familiar pattern: a dominated scrum, second-half errors and swarming Bok defence disrupting the All Blacks’ rhythm.
He notes New Zealand have won just seven of 16 Tests against full-strength Bok, French and English sides since 2022, and argues the All Blacks are still trying to play a “beautiful” style without the “ugly” fundamentals needed to topple the world’s best.
Lewis notes scrum coach Jason Ryan faces scrutiny given how the Kiwi pack has been outmuscled, and wants forwards capable of punching through South Africa’s suffocating defensive line so the ball can reach space in Baltimore on Saturday.
JK: Carter defensive errors really cost us
“The loss of the third test against the Springboks highlighted a broader question for the All Blacks: how to keep playing their high-octane, high-reward but high-risk game and win against the big boys?,” he writes.
“The “big boys” are full-strength teams from South Africa, France and England, against whom the All Blacks … do not have a wonderful record over the past four years.
“The All Blacks are skilled enough to see off most teams but a look at the “big boys” confronted over the past four years reveals they struggle against the biggest packs and toughest defences.
“Rennie must find a way to upset the odds in Baltimore this week – and in Australia next year [at the World Cup].”
Photo: Johan Orton/Gallo Images
The post Kiwi scribe: All Blacks can’t play with ‘big boys’ appeared first on SA Rugby magazine.
Lourdeur administrative : plus de 4 000 milliards d'ariary de projets restent en suspens
Les financements sont disponibles, mais les projets peinent à sortir de terre. À Madagascar, les lenteurs de l'administration continuent de freiner la concrétisation de plusieurs investissements soutenus par la Banque mondiale. Le montant en jeu est considérable : 1,085 milliard de dollars, soit plus de 4 000 milliards d'ariary, correspondant à des projets actuellement en suspens.
L'ampleur du problème a été évoquée lundi à Mahazoarivo, lors d'une réunion entre le gouvernement et une délégation de la Banque mondiale. Au cœur des discussions : les obstacles administratifs qui retardent le démarrage des projets et, par ricochet, les décaissements des financements déjà mobilisés.
Le secteur énergétique figure parmi les domaines concernés. Plusieurs investissements destinés notamment aux énergies renouvelables et à l'amélioration de la distribution d'électricité attendraient encore l'achèvement de différentes formalités. Une situation d'autant plus préoccupante que le pays fait de nouveau face au délestage, sur fond d'insuffisance de la production électrique.
Les blocages ne se limitent toutefois pas aux circuits de validation. La mise à disposition des terrains, la libération des emprises et l'indemnisation des populations touchées par les travaux constituent également des étapes susceptibles de retarder les chantiers. Les difficultés liées aux documents fonciers compliquent davantage certaines procédures, notamment lorsqu'il faut déterminer les droits des personnes concernées avant de procéder aux compensations.
Pour le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, obtenir des financements ne suffit donc pas. L'enjeu consiste surtout à les transformer rapidement en réalisations capables d'avoir un effet concret sur la vie de la population. Il a rappelé à cette occasion les trois principes qu'il entend imposer à l'action gouvernementale : « célérité, impact et innovation ».
Les responsables concernés ont ainsi reçu pour consigne de raccourcir les circuits, d'éliminer les démarches faisant double emploi et de rendre plus efficace le paiement des indemnisations. L'objectif est de débloquer les dossiers qui peuvent l'être sans attendre.
Le problème n'est pourtant pas nouveau. En mars dernier, le ministre de l'Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, avait déjà attiré l'attention sur les conséquences des lenteurs administratives sur les décaissements. Début juillet, des députés avaient également dénoncé leur impact sur l'exécution budgétaire et les investissements publics.
Maison de force de Tsiafahy : l'affaire du colonel Patrick ravive la polémique sur les droits des détenus
Derrière les hauts murs de Tsiafahy, que se passe-t-il réellement ? Les inquiétudes entourant l'état de santé du colonel Patrick Rakotomamonjy remettent la maison de force au centre d'une vieille polémique : celle des conditions de détention et du respect des droits fondamentaux dans les prisons malgaches.
Médecin militaire incarcéré depuis le 16 avril 2026, Patrick Rakotomamonjy est poursuivi dans une affaire de tentative d'assassinat visant le président de la Refondation, Michaël Randrianirina, et de projet de coup d'État. Onze autres personnes avaient également été placées en détention dans ce dossier.
Mais depuis plusieurs jours, le débat s'est déplacé sur le terrain carcéral. Son épouse, le docteur Minohasina, affirme ne plus être autorisée à lui rendre visite depuis le 23 août. Elle évoque des douleurs au dos et à la poitrine ainsi que des difficultés respiratoires et réclame son transfert à l'hôpital militaire de Soavinandriana.
Dans une nouvelle vidéo, elle affirme qu'après sa première prise de parole, son mari aurait subi un nouvel épisode de maltraitance : de l'eau chaude lui aurait été jetée dans la cour de la prison, le laissant, selon elle, dans l'incapacité de marcher.
L'épouse du colonel évoque également le décès d'un militaire dans l'établissement il y a environ un mois. Les circonstances de cette mort restent inconnues.
Au moment où nous publions cet article, ni le ministère de la Justice, ni la maison de force de Tsiafahy n'ont pas apporté des explications ou démentis concernant ces allégations.
Tsiafahy, « l'enfer » déjà décrit par Amnesty
Ces accusations prennent une résonance particulière lorsqu'on remonte quelques années en arrière. Tsiafahy avait déjà été sévèrement épinglée par Amnesty International.
Le 12 février 2018, l'organisation publiait une déclaration au titre saisissant : « Surpopulation à la prison de Tsiafahy : prévenus et condamnés vivent “en enfer” ».
Le constat dressé était accablant. En octobre 2017, 988 hommes s'entassent dans une prison prévue pour 350 personnes. Certaines cellules conçues pour environ 70 détenus en accueillent plus de 200. Manque d'espace, ventilation insuffisante, couchages précaires : Amnesty avait qualifié ces conditions de « totalement inacceptables », estimant qu'elles pouvaient constituer des traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Et Tsiafahy n'était que la partie visible d'un problème beaucoup plus vaste. Après des recherches dans neuf prisons malgaches, Amnesty décrivait la même année des cellules surpeuplées et insalubres, une alimentation et des soins insuffisants ainsi que de graves problèmes sanitaires. En 2017, 129 personnes sont mortes dans les prisons de Madagascar, dont 52 détenus en attente de jugement, selon l'organisation.
Houcine Arfa, un précédent qui avait fait grand bruit
À cette même époque, un nom avait déjà braqué les projecteurs sur Tsiafahy : Houcine Arfa. Cet ancien conseiller en sécurité du président Hery Rajaonarimampianina, Français d'origine tunisienne, y avait été incarcéré en 2017 avant de s'évader à la faveur d'une sortie pour soins médicaux, puis de rejoindre Mayotte et la France.
Une fois en France, il avait raconté avoir subi à Tsiafahy des violences, des passages à tabac et des traitements qu'il qualifiait d'inhumains. Il disait également avoir craint pour sa vie. Les autorités malgaches avaient contesté ses accusations, mais l'affaire avait contribué à jeter une lumière crue sur cette prison de haute sécurité.
Huit ans plus tard, les mêmes inquiétudes
Le temps a passé, mais Tsiafahy continue de faire parler d'elle. En juin 2026, Amnesty International s'est de nouveau inquiétée des conditions de détention dans cet établissement, cette fois dans le dossier de l'ancien sénateur et candidat à la présidentielle Sylvain Rabetsaroana. L'organisation faisait état de sa détention provisoire dans des conditions de surpopulation et exprimait ses préoccupations face à la dégradation de son état de santé.
L'affaire Patrick Rakotomamonjy arrive donc sur un terrain déjà lourd de précédents. Elle remet surtout sur la table un problème qui ne s'arrête pas aux portes de Tsiafahy : la surpopulation carcérale à Madagascar, la détention provisoire, mais aussi l'accès aux soins, l'hygiène, l'alimentation et la dignité des prisonniers. Son épouse interpelle d'ailleurs les juristes et leur demande de déterminer si les conditions de détention de son mari respectent la loi et les droits humains.
Les accusations de mauvais traitements qu'elle formule restent à vérifier. Mais le passé de Tsiafahy, lui, est documenté. De Houcine Arfa aux rapports d'Amnesty, jusqu'aux nouvelles alertes de 2026, une même question revient, lancinante : près d'une décennie après les premières dénonciations, qu'est-ce qui a réellement changé derrière les murs de Tsiafahy et des prisons malgaches ?
-----
